Retour au bac à sable

Un dispositif permettant de mettre en valeur toutes sortes de phénomènes scientifiques

Serait-il possible d’imaginer un seul et unique dispositif depuis lequel nos stagiaires pourraient travailler sur des questionnements scientifiques différents ? L’un sur des problématiques écologiques, l’autre hydrographiques, d’autres sur des relevés géographiques, d’autres encore sur des calculs et pourquoi pas des équations ? C’est la colle que se sont posée Farid Benabdelouahed et Denis Robert dans le cadre de leur atelier respectif de sciences et d’informatique. Et, poussant encore d’un degré le questionnement, ils se sont même demandés, dans le cadre de l’approche par compétence qui a transformé leurs pratiques pédagogiques, si l’on ne pouvait pas faire fabriquer ce dispositif par les stagiaires eux-mêmes. Cela peut paraître un peu ambitieux et pourtant, formateurs et stagiaires se sont mis au travail et ont conçu tous ensemble, avec le soutien financier de l’école, un bac à sable à réalité augmentée.

De quoi s’agit-il ? D’un bac, contenant du sable fin et humide, pouvant être modelé et remodelé sans fin pour simuler des territoires ou plutôt des zones géographiques dont le relief, capté par un module Kinect 3D et une Xbox, sera reproduit en trois dimensions sur un écran d’ordinateur. Ce dispositif a été au départ crée par Oliver Kreylos, un chercheur américain de l’université de Californie. Il permet de mettre en valeur toutes sortes de phénomènes scientifiques appliqués en géographie.

Dans l’espace de notre école, il ouvre surtout aux stagiaires une multitude de champs d’expérimentation : apprendre comment chercher des informations scientifiques, travailler en groupe à la conception de l’image 3D, travailler les mesures mathématiques, se familiariser avec les outils numériques, travailler le repère spatial et les coordonnées géographiques, apprendre à faire des calculs de relevés, s’initier aux problématiques du développement durable, calculer les échelles des cartes, des altitudes en utilisant les courbes de niveaux… et ça ne s’arrête pas là. D’autres formateurs, comme Cheik Fassa, ont déjà rejoint l’expérience pour y agréger leur discipline. Nous escomptons réaliser un reportage sur le sujet. En attendant, nous vous tiendrons informés de l’évolution de ce projet multimodal qui à sa façon réalise déjà le vieux rêve d’un enseignement transdisciplinaire.

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